Le comportement sédentaire est, en ce 21ème siècle, l’un des principaux sujets de préoccupation du domaine de la santé. Tandis que les effets secondaires négatifs du comportement sédentaire sont très souvent relatés dans les publications scientifiques, l’essentiel de ces effets négatifs restent largement inexplorés en raison de la difficulté de déterminer avec précision le temps d’inactivité.
Une gamme de différents scénarios peuvent influencer l’interprétation du comportement sédentaire. Si vous êtes intéressés et voulez contribuer aux recherches sur le comportement sédentaire, nous fournissons un panel de solutions adaptées à chaque scénario.


Recommandations

Suggestions pour une mesure valide et fiable du comportement sédentaire


Scénario 1: Une activité physique faible définie par la position assise

Lorsque la routine quotidienne de nos participants consiste avant tout à rester assise comme dans le cas de la majorité des employés de bureau, alors mesurer le niveau d’activité des participants devrait fournir une mesure utile sur le comportement sédentaire. Pour ces Cohortes, le capteur d’activité Move 4 porté à la hanche fournit un moyen pratique de suivre le niveau d’activité des participants. Cependant, reposant uniquement sur le capteur d’activité seule une approximation du temps réel du comportement sédentaire peut être réalisée.


Scénario 2: La distinction entre la position assise / allongée et debout

Faire la distinction entre la position assise/allongée et debout est un challenge constant pour les chercheurs. À travers des améliorations utiles permettant de créer des algorithmes d’analyse nous avons réussi à rendre cette distinction possible. Pour tirer parti de cette fonctionnalité, le capteur d’activité Move 4 porté sur la cuisse du participant est nécessaire. A travers une évaluation des différents angles des axes d’accélération, notre logiciel d’analyse DataAnalyzer peut différencier les positions assise/allongée et debout. Cependant, il n’est pas possible de faire la distinction entre la position assise et la position allongée.


Scénario 3: Repérer les changements de comportement sédentaire et l’intensité de l’activité physique

Bien que prolonger les périodes d’assise reste l’axe principal de la plupart des recherches sur les comportements sédentaires, il y a aussi un fort désire des chercheurs de déterminer le niveau de l’intensité physique durant les moments où les participants sont hors des périodes de sédentarité. Pour enregistrer les données de la position du corps et de l’énergie dépensée, les chercheurs utilisent le capteur d’activité Move 4 à la cuisse des participants (Assis/Allonger VS Debout) et le Move 4 sur le haut du corps ou à la cuisse (Debout/Assis VS Allonger) pour mesurer la dépense énergétique.


Scénario 4: Détection des changements de comportement sédentaire avec une charge statique supplémentaire

La limitation de l’accéléromètre en isolation devient flagrante dans les cohortes quand il y a une probabilité que les participants entreprennent des activités qui incorporent une charge statique telles que soulever des poids ou faire du vélo stationnaire. Pour combattre cela, vous pouvez utiliser l’électrocardiogramme et le capteur d’activité de l’EcgMove 4 pour mesurer les données supplémentaires des dépenses énergétiques. La combinaison du capteur d’activité Move 4 sur la cuisse (Assis/Allongé VS Debout) et du capteur d’activité et électrocardiogramme EcgMove 4 sur le haut du corps (Debout/Assis VS Allongé) fournit une excellente vue d’ensemble du niveau d’activité du participant. L’addition du signal ECG permet une meilleure estimation de la dépense d’énergie durant les activités statiques dues à une relation linéaire entre le stress cardiaque respiratoire et la dépense en énergie.


Scénario 5 : Mesurer les interventions assises et en mouvement

Pendant la période déterminée de sédentarité il y a un but plus digne d’attention, examiner la motivation derrière le comportement et la mise en œuvre des interventions semblent la suite logique de certaines recherches. En enquêtant sur les sentiments des participants, il est possible de mettre au point un questionnaire via l’application SensorTrigger sur notre plateforme d’échantillonnage d’Expérience movisensXS durant les périodes de sédentarisation. Divers algorithmes mis au point utilisent différentes modifications physiologiques afin d’inciter le participant à répondre à une série de questions. Le déclencheur « Sédentaire » envoie un questionnaire après une durée déterminée passées dans la position assise (Par exemple 30 minutes). Cela est rendu possible pour avoir plus de retours détaillés et donc des idées plus précises de la vie détaillée des volontaires. Enfin, après avoir enregistré des données appropriées, le même processus peut fonctionner comme une intervention, envoyant un message pour aider à mettre en évidence la prise de conscience du comportement.



Enquête par sondage

Etude d’humeur sédentaire

Quelle influence peut avoir le comportement sédentaire sur l’humeur?

En dépit de recherches récentes, la mesure dans laquelle le comportement sédentaire affecte la santé mentale reste relativement inconnue. Cependant, les quelques recherches trouvées indiquent qu’une connexion pourrait exister. « S’asseoir change l’activité du métabolisme et donc il ne semble pas improbable que cela puisse influencer les processus psychologiques ». Si le lien entre le comportement sédentaire et les effets négatifs de la santé psychologique existent, cela pourrait être utile dans la lutte contre les maladies psychosomatiques.


…pour en savoir plus lisez nos articles sur les études d’humeur sédentaire

SedentaryMood-Study Cover

Informations utiles

Il est clair que l’activité physique modérée, incluant l’exercice, l’entraînement quotidien, améliore le niveau de santé. Des recherches récentes suggèrent que le comportement sédentaire tel que la position assise de longue durée pose un risque important pour la santé. Au lieu de s’asseoir, même pour des activités légères, être debout et marcher réduit ces risques.

« Le comportement sédentaire, sédentarité ou activité sédentaire » se réfère à une activité avec une équivalence métabolique (MET) de moins de 1.0 à 1.5. La littérature internationale évoque la sédentarité en tant que facteur de risque qui fonctionne indépendamment de l’activité physique. Les études suggèrent que quelqu’un qui est occasionnellement actif, mais qui s’assoit continuellement pour de longues durées le reste de la journée, met en danger sa santé autant que celui qui est inactif et qui bouge moins.

Afin d’examiner le comportement sédentaire d’une manière valide et fiable, deux mesures doivent inclure la position du corps ainsi que la dépense énergétique ! La durée quotidienne de sédentarité reste la mesure la plus utilisée. Cependant, cela ne permet pas de distinguer la pertinence de différents modèles temporels tels que les phases courtes par rapports aux longues périodes. Ainsi, on recommande de mesurer la durée de « Non-Sédentarité » ainsi que la classification des phases d’activité physique en plus de la durée totale du comportement sédentaire.


Littérature

Ainsworth, B. E., Haskell, W. L., Hermann, S. D., Meckes, N., Basset Jr., D. R., Tudor-Locke, C.,Leon, A. S. (2011). 2011 Compendium of Physical Activities: a second update of codes and MET values. Med. Sci. Sports Exerc., 43, pp. 1575-1581.

Byrom, B., Stratton, G., McCarthy, M., & Muelhausen, W. (2016). Objective measurement of sedentary behaviour using accelerometers. Int. J. Obes, 40(Lond), pp. 1809-1812.

Carson, V., Wong, S. L., Winkler, E., Hearly, G. N., Colley, R. C., & Tremblay, M. S. (2014). Patterns of sedentary time and cardiometabolic risk among Canadian adults. Prev. Med., 65, pp. 23-27.

Fuchs, R. & Schlicht, W. (2015). Seelische Gesundheit und sportliche Aktivität: Zum Stand der Forschung. In R. Fuchs & W. Schlicht (Hrsg.), Seelische Gesundheit und sportliche Aktivität (S. 1-11). Göttingen: Hogrefe Verlag GmbH & Co. KG.

Holtermann, A., Schellewald, V., Mathiassen, S. E., Gupa, N., Pinder, A., Punakallio, A.,Ellegast, R. (2017). A practical guidance for assessments of sedentary behavior at work: A PEROSH initiative. Applied Ergonomics, 63, pp. 41-52.

SBRN. (2012). Sedentary Behaviour Research Network. Letter to the editor: standardized use of the terms “sedentary” and “sedentary behaviours”. Appl. Physiol. Nutr. Metab., 37, pp. 540-542.